Démocrates & Bruyérois - D&B  
 


La Bruyère, notre Commune

« La Bruyère, un écrin rural préservé par le patrimoine »



Située au nord de la Province de Namur, au cœur de la Hesbaye namuroise, La Bruyère est née à la fusion des communes en 1977. Elle est issue, plus précisément, des anciennes entités villageoises que sont : Bovesse Emines, Meux, Rhisnes, Saint-Denis, Villers-Lez-Heest Warisoulx


    Bovesse Bovesse est le plus petit village de La Bruyère en terme de superficie mais un des plus charmants.
    Les habitants, au nombre de 900, s’appellent tout simplement les Bovessois et les Bovessoises.
    On y accède soit par la Nationale 4 et son fameux carrefour Didi, soit par la N 912 appelée aussi «la route des betteraves» ou par les villages voisins que sont Saint-Denis, Rhisnes et Emines.
    Le passé de cette localité est étroitement lié à celui de Saint-Denis. Aujourd’hui encore, ces 2 villages sont desservis par la même ligne de chemin de fer (161) et la même gare dite de « Saint-Denis-Bovesse » et par la même ligne d’autobus TEC (32 - Namur-Gembloux).
    Son origine … le suffixe esse ; issa est l’adaptation franque d’un mot de la même origine antérieure, ici « bov » dans sa forme romane « bovesch » d’où « petit bœuf » désignant un élevage ou petit troupeau de bœufs. La vie agricole a toujours été fort intense à Bovesse. De remarquables fermes hesbignonnes en témoignent : Ferme Mohimont, Ferme aux Chiens, Ferme des Bonelles. Le Château de la Distillerie dans la rue du même nom et la Chapelle Saint-Donat rue de la Ronce sont également des éléments du patrimoine à ne pas manquer. Le culte de Saint Donat est très présent à Bovesse. Ce Saint est invoqué pour se protéger de la foudre et des orages. On trouve des niches dédiées à Saint Donat à différents endroits. L’église néo romane Saint-Nicolas (1876) possède de remarquables bancs de communion baroques en chêne
    Deux magnifiques vignobles font également la fierté de ce très beau village : le Domaine du Ry d’Argent (J-F Baele) et le Domaine du Chenoy (Philippe GRAFE) qui produisent tous deux du rouge, du blanc, du rosé … et des bulles ! N’hésitez pas à leur rendre visite …

    Emines Emines, capitale du Folklore … Binche n’a qu’à bien se tenir ;
    Le village d’Emines se trouve au Sud-Est de La Bruyère. Aujourd’hui, 1660 habitants y vivent au quotidien. On les appelle les Eminois et les Eminoises …
    Les deux principaux ruisseaux qui traversent le village sont le Saint-Lambert aux propriétés curatives et le Houyoux.
    Emines se dit en wallon « émène ». Au fil du temps, l’orthographe a évolué. En 1064, on trouve « Esmines » ; en 1209 « Hesminnes » ; plus tard « Esminis », « Eminnes », « Evrard d’Emines », chevalier est également cité, Guillaume d’Emines, homme de fief.
    Un patrimoine des plus riches : Eglise néo-romane Saint Lambert, Ferme de Saint Martin, Ferme du Seumoy, Ferme d’Hulplanche, Ferme de la Tour, Ferme de la Gloriette, Ferme du Chenoy, Ferme du Hazoir, Château Ladmirant - Ruzette, la Chapelle Saint Lambert et 2 calvaires … sans oublier le Fort d’Emines (l'Avenir y consacre d'ailleurs 2 pages ce jeudi 14 Juin 2018)
    Peu de personnes le savent, mais à la révolution française, Émines était chef-lieu de canton. Par la suite le village fit partie du canton de Justice de Paix de Dhuy de 1801 à 1848, date à laquelle Eghezée devint le siège de Justice de Paix.
    Le village d’Emines est le seul de l’entité à ne pas posséder de place communale. Cela peut s’expliquer par l’histoire qui nous rapporte le regroupement de trois petites seigneuries, Saint-Martin, Hulplanche et la seigneurie d’Emines.
    Si Emines n’a jamais vu venir le siège de la nouvelle administration communale de La Bruyère qui lui a été promise début des années 2000, elle hébergera bientôt, nous l’espérons, le hall de sport attendu depuis longtemps.
    Ce village très dynamique n’a, par contre, rien attendu de personne pour s’imposer naturellement et bien légitimement comme le cœur du folklore bruyérois : qui ne connaît pas aujourd’hui « Les Chevaliers d’Emines » et « La Confrérie des Soçons dès Tri des Gotes » ?

    Meux Meux (Meû en wallon) est le village le plus au nord de la commune de La Bruyère. Ses frontières touchent, d’une part le territoire de la Ville Gembloux avec Beuzet, Grand-Leez et Lonzée et, d’autre part la commune d’Eghezée avec Liernu et Saint-Germain.
    Meux est le plus grand village de La Bruyère tant en terme de superficie (1218 hectares) que de population (2201 habitants). Il s'étire sur près de 4 kilomètres depuis la limite de Liernu ("dans les parts") jusqu'à celle de Saint-Denis ("Bawtia").
    Les habitants sont appelés les Meutois et les Meutoises mais le gentilé plus communément utilisé est « Meutis ».
    La bibliothèque - ludothèque communale et le Syndicat d’Initiative sont situés à Meux. La commune a eu une volonté d’installer le pôle administratif à Rhisnes et le pôle culturel à Meux (dans un souci de décentralisation … ou de … compensation). En effet, le siège administratif de la commune au lendemain de la fusion en 1977 se trouvait à Meux, à l’emplacement de l’actuelle « Nosse Maujone ». Elle y restera une année à peine pour s’installer très rapidement à Rhisnes.
    Le Lijet, le Try, le Warichet et la Mehaigne traversent le village.
    L’Orneau prend ses sources en plusieurs endroits, à 800 m au nord des Six-Chemins à Meux et à Grand-Leez.
    Meux, 4 lettres qui raisonnent comme une onomatopée, ne représente en rien le beuglement de la vache, qui pourtant, est devenu l’emblème du club des jeunes et d’autres associations locales.
    L’étymologie de Meux viendrait du latin « Meulis » qui signifie Moulin. Si le conditionnel est de rigueur, la probabilité de cette origine est renforcée par la présence de plusieurs moulins dont deux à vent qui ont fait partie du paysage local au siècle dernier. Ne sommes-nous pas aujourd’hui entouré d’éoliennes (Warisoulx, Perwez, Gembloux, Eghezée …). Ce qui fait dire à certains que nos hauts plateaux hesbignons, bien exposés, et dégagés de tout obstacle naturel, sont devenus la « capitale du vent ».
    Avec Emines, Meux est le village le plus riche en fermes historiques : La ferme de Mehaignoul, la ferme de Tripsée, la ferme de Sclef, la ferme de la Motte, la ferme du Vieux Raucourt, la ferme d’Aubâye. Nombreuses chapelles et diverses potales complètent ce riche passé.
    Les Templiers et ensuite l’Ordre de Malte avait une chapelle « La chapelle Saint-Sauveur » située le long du Warichet (rue Bois-Notre-Dame). La chapelle devenue trop petite a été remplacée en 1829 par une petite église située à l’entrée du cimetière, rue Saint-Sauveur. En 1887, cette petite église devenue vétuste a été détruite par la foudre. L’église actuelle de style néo-romane date de 1890. C’est la plus grande de l’entité mais aussi la plus récente.
    Il y a deux écoles : l’école communale Joséphine Charlotte et l’école Libre Notre-Dame de Beauraing.
    De nombreuses associations sportives et culturelles font vivre Meux.
    Le calendrier de cette fin de mois de juin conjugué au caractère particulièrement « bon enfant » et intergénérationnel m’incite à citer l’asbl 7-77 qui gère la participation aux Jeux Inter villages;
    Savez-vous que les Jiv’s ont été créé en 1976 par Alain CONOBERT lorsqu’il habitait chez ses parents, rue du Chainia. Luc NOËL, René DRICOT et Etienne GAROT étaient également de l’aventure. C’était les pères fondateurs des Jeux et Meux, le village hôte des deux premières organisations en 1976 et 1977.

    Rhisnes Rhisnes, créateur de champions ;
    Nafissatou Thiam, championne du monde d’heptathlon et médaillée d’or aux JO en est originaire. Elle y a fait toute sa scolarité primaire. Un autre Rhisnois, Grégoire de Mévius a également été champion de Belgique et champion du monde de rallyes automobiles.
    Le village de Rhisnes est situé au sud de la commune de La Bruyère. Ses frontières touchent le territoire de la Ville de Namur par le biais des 3 S : Suarlée, Saint-Servais et Saint-Marc.
    Le siège administratif de La Bruyère est situé à Rhisnes, Place communale. Comme vous le savez probablement la construction d’une nouvelle administration communale est en cours, quelques centaines de mètres plus loin, dans le Parc des Dames Blanches.
    Rhisnes est le 2è village le plus peuplé de l’entité : 1951 Rhisnois et Rhisnoises recensés au 1er janvier de cette année.
    On ne connait pas vraiment l’origine du nom de Rhisnes. En 1211, Raines ; ensuite Rienes, Risnes, Rienez, Rynes sous Charles Quint. Puis, Rinez avant de prendre le H et son orthographe actuelle.
    L’église dédiée à Saint Didier date de 1841. Dans son chœur, du côté gauche, on peut y voir la prestigieuse épitaphe aux multiples quartiers de Warnier de Glymes, Seigneur de La Falize. Le magnifique presbytère, bâtiment classé, est une très ancienne bâtisse au milieu d’un jardin emmuraillé. Ce mur d’enceinte date de 1655.
    D’autres éléments du patrimoine valent le détour : le château de la Falize et d’Arthey, le château de la Bellardière. Les fermes des Dames Blanches et du Spinoy.
    Rhisnes a été de tout temps un village carrier, où l’on exploitait la pierre et le marbre noir. Nombres de vieilles maisons attestent de l’utilisation de ce matériau noble local, la pierre de Rhisnes. Actuellement, Cromarbo et les Carrières Gilles sont toujours exploitées.
    L’offre d’enseignement y est riche puisqu’il y a deux écoles au village : l’école communale du Ry d’Argent et l’école libre Sainte Elisabeth.
    Savez-vous que le territoire de Rhisnes a été amputé d’une partie de sa superficie lors de la fusion des communes en 1977 ? En réalité, le parc d’activité économique de Rhisnes se situe depuis lors sur le territoire de la Ville de Namur. Le village a été, en quelque sorte, coupé en deux. Malheureusement, les bénéfices générés par cette zone d’activité économique ne profitent pas à la commune de La Bruyère.

    Saint-Denis Le village de Saint-Denis se trouve à l’ouest de La Bruyère. Il est traversé par la RN 912, dénommée sur cette portion, rue du Noly. On l’appelle aussi la route des betteraves en raison de l'important charroi qui se rend à la râperie de Lonchamps pendant la période automnale.
    Au nord de Saint-Denis, Les habitants sont intimement « liés » à Meux par la rue des Spynées. À l'intersection avec la rue de Bawtia (Meux), les habitants de cette rue sont d'un côté sur Saint-Denis, et leurs voisins d’en face sont sur Meux. Les traces écrites de l’existence de Saint-Denis remontent à 805, dès l’époque carolingienne, sous le nom de « Villare Sancti Dionysii » d’où le nom attribué aux habitants les « Dionisyiens » aujourd’hui au nombre 1335. C'est en 1578, que s'est déroulée en partie sur son territoire, la fameuse "Bataille de Gembloux" entre Don Juan d'Espagne et les états généraux.
    La Mehaigne prend sa source à Saint-Denis, non loin de la très belle chapelle de Saint-Denis de 1927.
    L'église de Saint-Denis possède une remarquable tour romane du 11e et 12e siècle. C'est l'édifice le plus ancien du village voire de l’entité. Le corps de l’église fut édifié au XVIIIe siècle. Elle est dédiée à Saint-Denis, évêque martyrisé et décapité au IIIe siècle.
    Le château et la ferme de La Bruyère (ancienne Commanderie des Templiers et par la suite de l'Ordre de Malte) qui a d’ailleurs donné son nom à la commune se trouvent également, en grande partie sur le territoire de Saint-Denis.
    A ne pas manquer, également, la ferme de Beauffaux , très belle ferme en carré de type Hesbignon située à la limite avec Lonzée. Cette ferme toujours en exploitation s’est diversifiée intelligemment en y développant le gite à la ferme mais aussi une ferme pédagogique. Elle propose des animations en relation avec le monde rural. Elle privilégie le contact avec la nature et met en valeur l'importance de l'agriculture dans notre société.
    Savez-vous que la fameuse « eau de Saint-Denis » mise en bouteille par la famille HALLET provient des sources de la Mehaigne ?

    Villers-Lez-Heest Le beau village de Villers-Lez-Heest s’inscrit entre les villages d’Emines, Meux et Warisoulx.
    Pour une superficie de 417 hectares, il se dessine sous forme d’un village rue, principalement adossé à la route Namur-Perwez qui le parcourt dans le sens nord-sud.
    C’est aussi un patrimoine monumental et architectural remarquable pour cette localité : le Château de Villers, le Château d’Ostin (1714), l’Eglise néo-gothique Saint-Georges (1891) et le Presbytère (18ème siècle), la ferme de Trehet, la Ferme de l’Hôpital.
    Le ruisseau Linfagne traverse le village d’est en ouest.
    Les charmants habitants sont appelés les Villersoises et les Villersois.

    Warisoulx Warisoulx est le village le plus à l’Est de notre belle commune de La Bruyère. Il jouxte l’échangeur autoroutier de Daussoulx, au croisement des autoroutes E 411 et E 42.
    On y compte 754 habitants. Et ce chiffre ne cesse d’augmenter au regard du développement de ses beaux quartiers et de sa nouvelle école communale.
    Le gentilé Warisoulais, Warisoulaise est préféré à Warisoliens et Warisoliennes (tout à fait possible également).
    Jusqu’en 1887, Warisoulx et Villers-Lez-Heest ne faisaient qu’une commune. Depuis, Villers vole de ses propres ailes …
    Dans l’appellation de Warisoulx, il faut reconnaître l’origine latine « wariscapium » qui caractérise les lieux occupés par des marais et d’autres endroits humides. Aux confins des bassins versants de la Mehaigne et du Houyoux, le village possède quelques fermes hesbignonnes intéressantes. L’église Saint Martin, monument néo roman à 3 nefs inauguré en 1872 domine fièrement le village. Quelques chapelles ponctuent le périmètre : Notre-Dame de Warisoulx (1841), Notre-Dame des Affligés (1848), Notre-Dame de Lourdes (1930) et Saint Ignace de Loyola. Elles témoignent de la ferveur religieuse de nos ancêtres. Savez-vous que le Fort dit « de Cognelée » repose en grande partie sur Warisoulx ?